Le Vibe Working : quand l’IA devient votre collaborateur de dossiers 

On a beaucoup parlé du vibe coding. Et si la prochaine révolution n’était pas le vibe coding, mais le vibe working ? 

On a beaucoup parlé du vibe coding, cette façon de demander à une IA de générer du code à votre place, sans vraiment savoir programmer. Mais il y a un glissement en train de se produire, plus discret, plus profond ; le vibe working. 

L’idée, résumée simplement, vous arrêtez de faire pour commencer à déléguer. Pas à un assistant humain. À un agent IA qui connaît vos dossiers, vos clients, vos projets, et qui agit à votre place dans un périmètre bien défini.  

Robot handshake human background, futuristic digital age

Les quatre niveaux d’adoption de l’IA en entreprise

Avant même de parler de vibe working, il faut comprendre où en sont réellement les organisations dans leur adoption de l’IA.

Yann, Lead Tech IA, propose une grille de lecture particulièrement intéressante : quatre niveaux d’adoption qui permettent de comprendre la maturité IA d’une entreprise.

Niveau 1

Shadow AI

Les collaborateurs utilisent des outils grand public comme ChatGPT ou Claude avec des données de l’entreprise, souvent sans gouvernance ni traçabilité.

C’est aujourd’hui l’état par défaut de nombreuses organisations lorsqu’aucun cadre IA n’a été structuré.

Niveau 2

Chat encadré & outils spécialisés

L’entreprise déploie un environnement sécurisé : SSO, GPT interne, usages Copilot ou assistants spécialisés.

L’usage reste néanmoins principalement conversationnel : l’humain interroge l’IA dans un cadre maîtrisé.

Niveau 3

Assistants agentiques

L’IA accède au contexte de l’entreprise : données, outils, documentation, workflows.

Elle ne se contente plus de répondre : elle agit. C’est ici que le ROI devient réellement mesurable et que commence le vibe working.

Niveau 4

IA organisationnelle

Les équipes commencent à transformer leurs habitudes de travail : automatisations, skills IA, agents spécialisés et codification progressive du savoir métier.

L’organisation elle-même s’adapte alors au rythme des agents IA.

Pour aller plus loin, cette vidéo de l’IA Gora illustre ces nouveaux usages de l’IA en entreprise :

▶ Voir la vidéo complète

Le vibe working, concrètement

Derrière le terme “vibe working”, il ne s’agit pas simplement d’utiliser ChatGPT plus souvent.

Le sujet devient intéressant lorsque l’agent commence à prendre en charge des tâches récurrentes à partir du contexte réel de l’utilisateur.

Cette logique rejoint d’ailleurs les réflexions autour des nouveaux modèles d’organisation des projets IA et de la montée des systèmes agentiques en entreprise.

Exemple : gérer un pipeline commercial avec un agent IA

Imaginez un simple dossier contenant :

  • vos instructions
  • votre CRM au format Markdown
  • vos informations commerciales

Lorsqu’un mail ou un message LinkedIn arrive, l’agent :

  • identifie automatiquement le contact
  • met à jour le suivi commercial
  • actualise le pipeline
  • propose les prochaines actions pertinentes

Chaque semaine, une simple question suffit :

“Qui dois-je relancer cette semaine ?”

L’agent répond alors à partir du contexte qu’il a progressivement construit lui-même.

Deux usages qui émergent naturellement

Veille & gestion des connaissances

Articles, vidéos, transcripts, notes de réunion : l’agent structure progressivement une base de connaissance contextualisée.

Il identifie les convergences avec les contenus précédents et range automatiquement l’information dans les bons espaces.

Gestion de projet collaborative

Plusieurs collaborateurs travaillent avec un agent partagé : dossiers communs, documentation, suivi et instructions centralisées.

Résultat inattendu : les équipes commencent naturellement à mieux structurer leurs connaissances.

Ce que le vibe working change réellement

Le vibe working ne remplace pas le travail humain.

En revanche, il déplace une partie importante de la charge mentale liée aux micro-tâches répétitives : suivi, priorisation, mémorisation du contexte, organisation documentaire ou préparation d’actions.

Progressivement, l’agent apprend également les préférences de son utilisateur : style rédactionnel, habitudes, formulations, processus récurrents ou structure des livrables.

Ce sujet rejoint directement les enjeux de delivery engineering et d’organisation du travail à l’ère de l’IA .

Les limites qu’il faut nommer

Malgré son potentiel, le vibe working reste aujourd’hui un sujet expérimental en entreprise.

Sécurité & accès système
Certains agents peuvent exécuter des commandes locales ou accéder à des fichiers sensibles. La gouvernance et le cloisonnement deviennent essentiels.
Confiance progressive
Plus un agent agit de manière autonome, plus le risque d’automatismes non maîtrisés augmente.
Industrialisation
Sans structuration documentaire, gouvernance data et règles d’usage claires, les usages deviennent rapidement difficiles à maintenir.

Et maintenant ?

Dans les prochains mois, les outils vont continuer à progresser rapidement : agents intégrés aux suites collaboratives, copilotes connectés aux données internes, automatisations contextuelles ou assistants multi-agents.

La vraie question n’est plus de savoir si ces usages vont émerger, mais comment les entreprises vont les encadrer.

Les organisations qui auront structuré leurs données, documenté leurs processus et clarifié leur gouvernance seront celles capables d’absorber cette nouvelle façon de travailler.

Construire des environnements de travail augmentés par l’IA

Chez Valoway, nous accompagnons les entreprises sur les enjeux d’agents IA, de gouvernance, de structuration documentaire et d’industrialisation des usages IA.

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Article rédigé par
Yann – Lead Tech IA et Clémence – Chargée de Communication

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