CAVAVIN : construire un socle data pour accompagner la croissance du réseau

Comment CAVAVIN structure ses données avec Microsoft Fabric pour mieux piloter son réseau de franchises, faciliter le quotidien des équipes et préparer de nouveaux usages métier.
CAVAVIN et Valoway lors de Nantes Digital Week 2026
Une croissance qui complexifie le pilotage
En plusieurs décennies, CAVAVIN a construit un réseau de franchises qui s’est développé bien au-delà de son territoire d’origine. L’enseigne travaille aujourd’hui avec plusieurs centaines de points de vente et près de 300 vignerons.
Cette croissance s’accompagne naturellement d’une multiplication des données : ventes, achats, approvisionnements, produits, clients, activité des magasins… autant d’informations issues de plusieurs outils et systèmes.
Le contexte de la franchise ajoute une autre particularité : chaque caviste reste indépendant dans son activité et ses pratiques. Le système d’information doit donc composer avec des usages et des sources de données différents.
Le sujet n’était donc pas de créer de la donnée, mais de réussir à la structurer, la consolider et la rendre exploitable à l’échelle du réseau.
Une donnée riche, mais hétérogène
Avant le projet, CAVAVIN disposait déjà d’un patrimoine de données conséquent. L’entreprise utilisait notamment un ERP, un intranet, plusieurs outils métiers et deux logiciels de caisse différents.
Le choix d’un second logiciel de caisse répondait à une volonté d’accompagner l’évolution du réseau et de proposer aux franchisés des outils plus modernes et plus mobiles. Mais ce choix a aussi ajouté une source supplémentaire à intégrer dans un environnement déjà hétérogène.
À cela s’ajoute une spécificité du modèle de franchise : les cavistes peuvent notamment gérer leurs propres références et nomenclatures. Les données ne sont donc pas toujours structurées de la même manière d’un système à l’autre.
Avant de construire, comprendre
Le projet a commencé par un travail de fond sur ce patrimoine de données : comprendre les sources, les historiques, les usages et les indicateurs réellement utiles au métier.
Cette phase a également permis d’identifier certaines incohérences et des données qui ne circulaient pas comme prévu. Plutôt que de chercher immédiatement à contourner ces difficultés, les équipes ont repris l’analyse pour repartir sur une compréhension plus précise de la donnée.
« Ça a été un travail de fond au départ, à triturer la donnée et à expliquer notre mode de fonctionnement. »
Un diagnostic en amont pour cadrer les usages
En amont du projet, CAVAVIN a également été accompagné par Bpifrance dans une démarche de diagnostic autour de la donnée et de l’intelligence artificielle. Le Diag Data IA de Bpifrance vise notamment à identifier des projets de création de valeur à partir des données de l’entreprise et à définir un premier plan d’action.
Construire un socle data avec Microsoft Fabric
Une fois les sources analysées et les besoins clarifiés, CAVAVIN et Valoway ont retenu Microsoft Fabric pour construire un socle data capable de centraliser et de valoriser les différentes sources de l’entreprise.
Le choix répondait à plusieurs besoins : s’appuyer sur l’écosystème Microsoft déjà présent chez CAVAVIN, accélérer la mise en œuvre et disposer d’une plateforme intégrée pour les différents composants de la chaîne data.
L’objectif n’était pas simplement de produire quelques tableaux de bord, mais de construire une base suffisamment structurée pour accompagner les évolutions futures du réseau et les nouveaux usages métier.
Cette logique permet ainsi de construire un socle qui ne dépend pas uniquement d’un usage immédiat. Une fois la plateforme en place, elle peut accueillir de nouveaux traitements, de nouvelles sources et de nouveaux cas d’usage sans remettre en cause l’ensemble de l’architecture.
Faire évoluer la plateforme avec un standard de travail partagé
La mise en production de la plateforme ne marque pas la fin du projet. Les besoins évoluent, de nouveaux usages apparaissent et certaines demandes peuvent devenir plus complexes à mesure que la donnée est mieux exploitée.
Pour accompagner ces évolutions, CAVAVIN et Valoway mettent en place un standard de travail partagé.
Chaque nouveau besoin peut être formalisé sous forme de ticket. Il est ensuite analysé selon plusieurs dimensions : le besoin métier est-il suffisamment précis ? Les données disponibles permettent-elles de répondre à la demande ? Quelle est la complexité du développement ? Quel sera son coût de fonctionnement une fois la solution en production ?
Croiser les regards avant de développer
Cette méthode permet de mettre en regard la pertinence du besoin métier et la connaissance technique de la plateforme.
Certaines demandes peuvent être techniquement réalisables, mais nécessiter des développements ou des traitements dont le coût de fonctionnement serait disproportionné par rapport à la valeur apportée.
Le rôle de Valoway est alors aussi d’apporter ce regard critique, de proposer éventuellement une autre approche et de contribuer aux arbitrages avant le développement.
Le standard lui-même est amené à évoluer. Il s’enrichit des projets réalisés chez CAVAVIN, mais aussi des retours d’expérience accumulés sur d’autres projets Valoway.
Une nouvelle fonctionnalité ou une nouvelle approche peut ainsi venir enrichir le socle existant et être réutilisée lorsque cela apporte une valeur concrète, sans repartir de zéro.
Le standard devient ainsi un capital qui évolue avec les projets, les usages et les retours d’expérience.
Un projet construit collectivement
La réussite du projet repose aussi sur la complémentarité des expertises mobilisées. CAVAVIN apporte sa connaissance du métier, de son réseau et de son patrimoine de données. Valoway apporte son expertise data, son expérience des architectures Microsoft Fabric et sa connaissance des enjeux techniques. Bpifrance intervient également dans l’accompagnement et le diagnostic en amont.
Ce croisement des regards a permis de faire évoluer le projet au fil de l’analyse, avec une implication forte des équipes métier et techniques.
« On avait trois regards complémentaires, trois réflexions qui se sont enrichies mutuellement. »
Cette collaboration s’est construite dans la durée. Le projet a demandé du temps pour comprendre les données, les usages et les contraintes du réseau, mais cette phase de travail a également permis aux équipes de s’approprier progressivement la solution.
Une plateforme adoptée par les équipes
Après plus d’un an de travail, la plateforme est aujourd’hui utilisée par les équipes CAVAVIN pour le pilotage et l’analyse de l’activité.
L’environnement Microsoft déjà présent dans l’entreprise a facilité l’appropriation des nouveaux outils. Les équipes ont également participé à la construction du projet, ce qui leur a permis de mieux comprendre les données et les indicateurs produits.
« Les équipes se sont approprié très facilement parce qu’elles ont été contributrices également dans la construction. »
Des données qui deviennent utiles au quotidien
L’un des objectifs du projet était de rapprocher la donnée des équipes qui l’utilisent réellement. Les indicateurs construits sont ainsi intégrés à l’environnement déjà utilisé par les franchisés, notamment via l’intranet CAVAVIN.
Les équipes disposent ainsi d’une vision plus régulière de l’activité des magasins et les animateurs réseau peuvent s’appuyer sur des données plus facilement accessibles pour accompagner les franchisés.
Chiffre d’affaires, panier moyen, fréquentation et autres indicateurs permettent de suivre l’activité des magasins au quotidien.
Les animateurs réseau disposent de données pour mieux suivre les franchisés et construire leurs plans d’action.
Les données permettent de mieux suivre la part des achats réalisés via la centrale et les achats directs des franchisés.
La plateforme permet également d’apporter des évolutions et des correctifs sur différents sujets opérationnels.
Un exemple concret : mieux suivre le taux de fidélité
Dans le modèle CAVAVIN, certains indicateurs ont une importance particulière pour le pilotage du réseau. C’est notamment le cas du taux de fidélité, lié au sourcing des franchisés.
Les franchisés disposent contractuellement d’une possibilité de s’approvisionner directement auprès de fournisseurs, dans une certaine limite, tandis qu’une grande partie des achats passe par la plateforme logistique du réseau.
Pour l’animateur réseau comme pour le franchisé, suivre cet indicateur permet donc de comprendre plus facilement où se situe le magasin par rapport au fonctionnement attendu.
Auparavant, cette information était notamment disponible à partir de données brutes en fin de période. Le travail de structuration permet désormais de rendre ce type d’indicateur plus lisible et plus facilement exploitable dans le suivi quotidien du réseau.
La donnée ne sert plus uniquement à constater une situation : elle devient un support pour accompagner les décisions et les échanges entre le franchiseur et ses franchisés.
Après le socle, place aux nouveaux usages
Une fois la donnée structurée et les premiers usages en place, le projet ouvre un nouveau terrain de travail pour CAVAVIN.
L’enjeu est désormais d’exploiter cette base pour mieux connaître les clients, enrichir les informations disponibles sur les produits et développer de nouveaux usages autour du marketing, du CRM et de la personnalisation du conseil.
Enrichir la donnée produit
CAVAVIN travaille notamment sur l’enrichissement des informations disponibles autour de ses références : caractéristiques des vins, dégustation, accords, profils et autres informations utiles aux cavistes.
Avec environ 2 000 références en vins, alcools, champagnes et spiritueux, cette donnée peut ensuite être intégrée au socle existant et exploitée dans de nouveaux usages.
Vers une personnalisation du conseil
L’objectif n’est pas uniquement de mieux automatiser les interactions avec les clients. Pour CAVAVIN, la donnée doit surtout permettre d’enrichir le conseil apporté en magasin.
Les informations issues des dégustations et de la connaissance produit peuvent par exemple apporter aux cavistes de nouveaux éléments pour conseiller un client, y compris lorsque les usages de consommation évoluent au-delà des informations traditionnellement présentes dans une fiche produit.
Cette orientation rejoint une conviction exprimée par les équipes CAVAVIN : la technologie doit avant tout faciliter le métier du caviste et lui permettre de consacrer davantage de temps à son rôle de conseil et d’accompagnement.
« Notre boulot, c’est de rendre le métier de caviste le plus facile possible, pour que le caviste puisse se concentrer sur son travail de conseil et d’accompagnement du client. »
Un socle pour les prochaines évolutions
Le travail engagé autour de la donnée doit également accompagner les prochaines évolutions du système d’information de CAVAVIN, notamment autour du CRM et du marketing.
L’objectif est de pouvoir croiser davantage de données pour mieux comprendre les clients, leurs habitudes et leurs besoins, puis utiliser cette connaissance pour proposer des communications et des expériences plus pertinentes.
La plateforme data devient ainsi un socle commun sur lequel peuvent progressivement venir se connecter de nouveaux outils et de nouveaux cas d’usage.
Structurer et exploiter davantage la connaissance client.
Mieux cibler les prises de parole et les offres en fonction des usages et des profils.
Enrichir le conseil apporté aux clients en magasin grâce à une donnée produit plus riche.
Disposer d’un socle suffisamment structuré pour explorer progressivement de nouveaux cas d’usage.
La qualité de la donnée reste un travail dans la durée
Structurer la donnée permet aussi de mieux identifier les sujets qui restent à améliorer. Plus les usages se développent, plus les besoins de qualité, de cohérence et de gouvernance deviennent visibles.
Pour CAVAVIN, cela passe notamment par la sensibilisation des équipes et des franchisés à la manière dont les données sont renseignées, utilisées et valorisées.
L’objectif est de rapprocher progressivement les enjeux techniques de la réalité du terrain : une donnée bien renseignée en amont facilite les analyses, les indicateurs et les futurs cas d’usage en aval.
La plateforme data constitue donc un socle technique, mais aussi un point de départ pour faire évoluer progressivement les pratiques autour de la donnée.
Une transformation construite dans la durée
Ce retour d’expérience montre surtout qu’un projet data ne se résume pas au choix d’une technologie. La compréhension du patrimoine existant, la connaissance métier, la qualité des données, l’appropriation par les équipes et la capacité à faire évoluer le socle dans le temps sont tout aussi importantes.
Pour CAVAVIN, cette transformation s’est construite progressivement, avec un travail important réalisé en amont, puis une plateforme aujourd’hui utilisée par les équipes et intégrée aux outils du quotidien.
Pour Valoway, le projet illustre également une approche fondée sur la combinaison de l’expertise technique, de la compréhension métier et d’un standard d’architecture capable de s’enrichir au fil des projets.
« Le projet avec Valoway, ça a été un beau collectif, une intelligence collective qu’on a développée ensemble. »
Revivez les échanges autour du projet CAVAVIN
Retrouvez le retour d’expérience de CAVAVIN, Bpifrance et Valoway.
▶ Voir la conférenceVous avez un patrimoine de données à structurer ?
Comme CAVAVIN, vous pouvez commencer par faire le point sur vos sources, vos usages et vos priorités avant de construire votre trajectoire data.
Échanger avec ValowayPour aller plus loin
Quelques ressources officielles pour approfondir les dispositifs et technologies évoqués dans ce retour d’expérience.
→ Découvrir le Diag Data IA de Bpifrance
→ Consulter la documentation Microsoft Fabric
-

CAVAVIN : construire un socle data pour accompagner la croissance du réseau
-

Transformer une connaissance produit fragmentée en base augmentée par l’IA
-

Comment l’IA transforme l’analyse des demandes clients dans l’industrie
-

Plateforme Data & Vision Client 360 : comment un industriel structure sa transformation numérique